1 an déjà !

Dans les prochains jours, le Collectif fêtera son anniversaire ! Effectivement, notre compte Twitter a été créé à la fin du mois de juillet 2022 et ce site le 4 août. En 12 mois, nous avons dépassé toutes les espérances, la lumière se fait de plus en plus sur tous les abus commis au sein de la Fraternité Saint Pie X sur les cinq continents (notre site a reçu des visites depuis + de 60 pays différents !).

Pour cela, nous tenons à vous remercier, vous simples lecteurs, vous aussi qui nous faites confiance en nous envoyant vos témoignages, remarques, questions. Merci également aux nombreux journalistes qui ont relayé nos messages, ils se reconnaîtront. Surtout, merci et félicitations à celles et ceux qui décident peu à peu de prendre les devants face à l’inaction caractéristique de la Fraternité face à ses démons. Vous avez toujours la possibilité de nous contacter par mail ([email protected]), téléphone(+33 7 44 93 19 14) via le formulaire de contact de ce site ou encore via nos réseaux sociaux (@VictimesFSSPX sur Twitter).

Vous trouverez ici quelques liens de publications ou vidéos sorties récemment, notamment dans le cadre du procès de Maillard. 

YouTube : « Au cœur des FSSPX », une heure pour découvrir la Fraternité de l’intérieur : https://www.youtube.com/watch?v=RyuDgZqYUQs

Ouest France : https://www.ouest-france.fr/faits-divers/pedophilie/un-pretre-integriste-condamne-a-20-ans-de-reclusion-pour-viols-et-agressions-sexuelles-en-vendee-a682b2e2-012d-11ee-97b8-b87233f6e13c

Un message bref car nous sommes actuellement au travail sur de nombreux aspects dont des actions (que nous ne médiatisons pas toujours). Nous prenons toujours le temps de vous répondre, de faire des recherches, de vous accompagner. Un travail de l’ombre ô combien indispensable !

Nous travaillons également à améliorer l’ergonomie du site et à le rendre plus pratique.

Enfin, aux responsables de la Fraternité Saint Pie X qui pourraient nous lire : soyez à la hauteur, car nous ne lâcherons pas.

Révélations sur la pédocriminalité et les dérives de la FSSPX

Un souffle puissant

Une du journal gabonais L’Union du 1er octobre 2022

Septembre 2022. Le point de départ d’un nouvel élan dans la lutte face aux dérives au sein de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Dans cet article, nous récapitulons l’ensemble des publications de ces dernières semaines, permises par le courage de témoins et victimes membres de notre Collectif.  Nous les remercions infiniment. De la même manière, un grand merci aux journalistes et rédactions qui nous ont fait confiance. Ces révélations sur la pédocriminalité et les dérives diverses au sein de la FSSPX sont extrêmement importantes pour libérer la parole de celles et ceux qui les ont vécues.

De premières révélations sur les dérives de la FSSPX

Une du numéro d’octobre de Jeune Afrique

Le premier article de ce mois de septembre nous provient de StreetPress, un média indépendant spécialisé sur les dérives de l’extrême-droite. Pierre Plottu et Maxime Macé dressent un premier panorama, utile pour ceux d’entre vous qui sont encore peu familiers avec l’environnement de la FSSPX : Article StreetPress

Quelques jours plus tard, c’est sur France Culture que Solène et Soazig ont fait part de leur expérience au sein de la FSSPX. Les abus ne se limitent pas aux actes pédocriminels, nous y retrouvons de nombreuses violences physiques et psychologiques. Merci à Timothée de Rauglaudre pour ce podcast, que vous pouvez écouter ici, où sur vos plateformes habituelles.

Fin septembre, c’est le journal La Vie qui s’est saisi de la question de la prise de parole des victimes, et nous a notamment contactés pour répondre à quelques questions. Un article de Pierre Jova que vous retrouverez à l’adresse suivante : Article La Vie

Mise à jour du 4 octobre : Soazig, qui avait déjà témoigné pour France Culture, parle plus en détail de son histoire sur France 2, dans l’émission La Maison des Maternelles : lien.

Un témoignage choc sur la pédocriminalité à la FSSPX

Enfin, après plusieurs mois de collaboration avec Mathieu Olivier, Jeune Afrique publie dans son numéro d’octobre un dossier de 10 pages sur la mission du Gabon. Cette mission de la FSSPX, nous en avons souvent parlé. Aujourd’hui, Claude témoigne à visage découvert pour faire bouger les lignes. Vous trouverez ce dossier dans le numéro papier ou ici, et les témoignages vidéo en cliquant sur ce lien.

Ce dossier est aussi bien repris dans la presse catholique (ici) que dans la presse locale (). La FSSPX, qui n’avait jusqu’à présent pas réagi à nos interpellations, reconnaît la réalité des crimes commis par Patrick Groche.

Nous avions rencontré Patrick Groche à Lourdes fin juillet. Il n’avait pas donné suite à la lettre que nous lui avions remise :

Quelles suites ?

Notre action ne fait que débuter et nous travaillons actuellement sur plusieurs autres dossiers.

Vous pouvez comme d’habitude nous joindre via le formulaire de contact ou nos réseaux sociaux. Chaque témoignage, chaque piste, chaque soutien est précieux.

Enfin, si des responsables de la FSSPX nous lisent : nous sommes disposés à échanger avec vous pour apporter des solutions.

« Gare aux langues de vipères » : la doctrine de l’omerta à la FSSPX

En quête de vérité : notre lutte pour mettre fin à l’omerta à la FSSPX

« La vérité vous rendra libres » : cette parole du Christ est notre devise, face à l’omerta régnant à la FSSPX. 

Cette quête de vérité est le cœur de notre action en tant que collectif des victimes. Pour autant, son obtention est extrêmement difficile, parce qu’elle nécessite la prise de parole. Cependant, ces victimes ne peuvent pas s’exprimer. Leur parole n’est pas libre. Dans le cas de la dénonciation des abus de toute sorte qui peuvent être commis à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, la liberté est un préalable à la vérité. 

Quelles sont les raisons du silence des victimes ? Celles faisant que peu de procédures soient engagées ? Elles sont multiples, mais les principales sont la peur et l’emprise psychologique. Tout cela est documenté, notamment en matière de violences conjugales (https://www.cairn.info/revue-empan-2009-1-page-24.htm). Cela s’applique également dans le cadre des violences, sexuelles entre autres, à la FSSPX.

Concrètement, comment cela peut-il se produire ? Comment maintient-on l’omerta ?

Un exemple pertinent est l’homélie de l’Abbé de Jorna lors de la messe du 22 mai 2022 en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris.

Cette homélie, intitulée « Gare aux langues de vipères », est un cas d’école des incitations à se taire à la FSSPX.

Une transcription complète réalisée par nos soins sera également disponible prochainement.

Qui est l’Abbé Benoît de Jorna ?
Abbé Benoît de Jorna, sur le site La Porte Latine

L’Abbé Benoît de Jorna, qui fête ses 71 ans le jour de la parution de cet article (joyeux anniversaire Monsieur l’Abbé !), est le supérieur du District de France de la FSSPX. Il est ordonné prêtre par Monseigneur Lefebvre en 1984 et est devenu une première fois supérieur du District de France dans les années 1990. Il a aussi été directeur du séminaire d’Ecône, lieu de formation des prêtres de la FSSPX. 

L’Abbé de Jorna connaît bien l’Abbé Patrick Groche, dont nous avons parlé ici, puisque ce dernier a été sous-directeur du séminaire d’Ecône entre 2009 et 2011. Dans un document interne de la Fraternité, l’Abbé de Jorna est interrogé à son sujet. De Jorna souligne « un problème de sensibilité affective avec les jeunes » et évoque les réactions de Patrick Groche au départ de plusieurs séminaristes. L’actuel supérieur du District avait connaissance du comportement du Père Groche près de dix ans avant le lancement d’une première enquête interne à la Fraternité.

Qu’a-t-il fait ? Probablement pas assez.

D’après ce même document interne, de Jorna a autorisé un jeune prêtre, qu’il sait proche de Patrick Groche, « à aller voir l’abbé Groche à Besançon pour le consoler. »

Saint-Nicolas-du-Chardonnet, haut lieu de la FSSPX
Vue de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
Vue de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet (site internet de la paroisse)

Pour nos lecteurs peu familiers avec la Fraternité Saint Pie X, Saint-Nicolas-du-Chardonnet est une église occupée par la FSSPX. Occupée, car la Fraternité n’a légalement pas le droit d’y résider. La paroisse résidant dans cette église a été chassée par des prêtres traditionalistes en février 1977. Ces derniers avaient choisi d’utiliser la manière forte, après de nombreuses requêtes à l’archevêché de Paris pour obtenir un lieu de culte propre.

Le lieu est victime d’une attaque à la bombe en 1978 et un arrêté d’expulsion est pris. Toutefois, il n’a jamais été exécuté, en raison de potentiels troubles à l’ordre public causés par les occupants. Autrement dit, l’Etat a préféré préserver les traditionalistes plutôt que d’appliquer la loi. Vous y repenserez la prochaine fois que vous lirez des accusations à l’encontre d’une « république laïcarde voulant éliminer le christianisme ».

Depuis, l’église a été « donnée » à la FSSPX par le prêtre à l’origine de l’occupation et cette paroisse est le centre névralgique de la Fraternité, et du traditionalisme, en France.

D’où l’importance d’une homélie prononcée en ce lieu par le « chef » du District de France, le plus grand de la Fraternité. Ce qui est dit à Saint-Nicolas-du-Chardonnet reflète la doctrine de la FSSPX.

Gare aux langues de vipères !
Saint Philippe Néri, peint par Giuseppe Nogari

Nous vous recommandons de visionner l’homélie ou d’en lire la transcription (à venir). 

L’Abbé de Jorna appuie son homélie sur l’Epître de l’Apôtre Saint-Jacques du cinquième dimanche après Pâques. Il cite en particulier cette phrase : « si quelqu’un ne met pas un frein à sa langue, sa religion est vaine ». Comprenez : « le bon catholique se tait »

Cette homélie se découpe en plusieurs parties :

  • Un rappel de Saint-Jacques sur le péché de la langue
  • La nature sociale de l’Homme et l’importance de son honneur
  • La médisance comme atteinte à la Justice
  • La pénitence donnée par Saint-Philippe-Néri
  • Retour sur la médisance comme atteinte à l’honneur d’autrui

Au niveau structurel, l’Abbé de Jorna centre son discours sur l’anecdote de Saint-Philippe-Néri. Il l’encadre par un martèlement de l’idée selon laquelle la médisance est une atteinte à l’honneur.

Une obsession pour l’honneur

Si le supérieur de District utilise 10 fois le terme « médisance » dans ses 15 minutes d’intervention, il ne s’agit pour autant pas du mot le plus utilisé. La notion d’honneur apparaît 12 fois dans le texte. Ainsi, Benoît de Jorna établit un lien entre le propos tenu et ses conséquences sur l’honneur et la dignité d’autrui.

L’Abbé rappelle le principe aristotélicien de l’Homme animal politique. Celui-ci vit dans une société, un groupe, où il construit des rapports avec ses semblables.

Un Homme ne trouve son honneur et sa valeur que dans les yeux des autres. De la sorte, celui qui se retrouve isolé, car privé de son honneur, est hors de la société. Dans la philosophie aristotélicienne, un Homme hors de la société est soit un animal, soit un Dieu. Autant dire que dans l’interprétation chrétienne, être hors de la société équivaut à l’état animal et à la mort sociale.

Le poulet de Saint-Philippe-Néri

Pour rappel, l’histoire du poulet de Saint-Philippe-Néri est relative à la médisance. Une femme qui a l’habitude de médire vient voir le Saint pour effectuer sa pénitence. Ce dernier lui confie un poulet qu’elle doit déplumer et transporter à travers le village, tâche qu’elle remplit aisément. Le lendemain, Saint-Philippe-Néri lui demande de récupérer toutes les plumes tombées. La morale est simple : il est plus facile de répandre un mal que de le réparer.

Nous sommes d’accord sur cette morale. Une victime d’abus sexuels, ou d’abus psychologiques, peut mettre plusieurs dizaines d’années à se reconstruire. Lorsque les victimes arrivent à se reconstruire, car certaines ne trouveront pas l’immense force nécessaire pour surmonter ces traumatismes.

Aujourd’hui, on parle volontiers de la loi de Brandolini, selon laquelle « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire ». Une version moderne de cette histoire de Saint-Philippe-Néri. Autrement dit, il faut bien plus d’efforts pour déconstruire un propos que pour le dire. Bien plus de temps pour écrire un article à propos d’un sermon encourageant l’omerta que pour le prononcer au milieu d’une messe. 

Quid de la vérité, ou l’apologie de l’omerta

C’est ici l’immense lacune de cette homélie. L’Abbé de Jorna ne distingue pas le vrai du faux. Plus précisément, il les confond. Il dit en effet : 

« Répéter un mal vrai, c’est la médisance. Dire un mal faux, répéter un mal faux, c’est de la calomnie. »

C’est la seule occurence de la notion de mensonge. Dans cette homélie, la vérité qui heurte est égale au mensonge. La vérité, si relative à un mal, doit être tue. Le supérieur du District de France théorise l’omerta dans la FSSPX, en contradiction avec le huitième commandement : « Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain ».

Le silence devient la seule option. Parler, dénoncer, c’est porter atteinte à l’honneur d’autrui, le détruire dans son for intérieur, peu importe ce qu’il a fait. 

Illustrons le avec notre article sur les Abbés Patrick Groche et Damian Carlile. D’après la logique de Benoît de Jorna, notre article relève de la médisance. Ce, même s’il dénonce des faits avérés, documentés, reconnus. En atteignant l’honneur et le propageant sur les réseaux sociaux, encourageant une curiosité vile, cet article serait foncièrement mauvais. Il l’est encore davantage en encourageant d’autres victimes de viols et autres agressions sexuelles (rappelons le ! VICTIMES INNOCENTES) qui, à leur tour, se retrouveraient prises dans une spirale infernale. La vérité n’a en fait aucune importance. 

Il s’agit d’un procédé fallacieux d’inversion accusatoire. La victime se retrouve coupable. Coupable d’avoir mis son agresseur dans l’embarras.

Ainsi, cette victime culpabilisée pense n’avoir qu’une seule issue : respecter la loi du silence. Elle devrait préférer le mensonge par omission à la vérité « dérangeante ». Du côté du Collectif des Victimes de la FSSPX, nous lui disons que cette vérité ne dérange pas. Elle peut parler. Elle peut dénoncer. Elle ne sera pas médisante. Elle sera libre. Elle rétablira la vérité. Elle pourra lever la tête. Elle contribuera à mettre fin aux abus dans la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.

C’est le but que nous poursuivons.

Damian Carlile

Pédophilie à la FSSPX au Gabon et en Nouvelle-Zélande

This post, like our entire website, is available in many languages. You will find the menu of available languages at the top right of the page.

 

Black Trads Matter

Si vous nous suivez depuis nos débuts, vous le connaissez probablement. Sinon, laissez nous vous le présenter. Black Trads Matter est un reportage publié par Church Militant en mars 2022. Pour la première fois, la pédophilie de prêtres de la mission de la FSSPX au Gabon et en Nouvelle-Zélande sont révélés.

En voici la bande annonce, ainsi que les liens pour visionner le reportage gratuitement et en intégralité.

 

Sous-titré en français : Black Trads Matter

Sans sous-titres : Black Trads Matter

Sous-titré en allemand : Black Trads Matter (à venir)

Qu’est-ce que Church Militant ? Il s’agit d’un média catholique américain couvrant une grande variété de sujets. Sa ligne éditoriale est conservatrice et défend ardemment le rite tridentin.

Pourquoi le préciser ?

Assez souvent, pour ne pas dire systématiquement, des défenseurs de la FSSPX, ou d’autres personnes nous reprochent d’êtres hostiles à l’Eglise, la Fraternité, la Tradition, d’être anticléricaux, etc. Il n’en est rien. Une très grande partie des membres de notre collectif est encore très pratiquante, fréquente des messes selon le rite tridentin (c’est-à-dire la messe en latin, telle que pratiquée avant Vatican II).

Message critique sur notre action contre la pédophilie à la FSSPX
Message reçu sur notre compte Twitter début août 2022

Un reportage fondateur

Ce reportage est un acte fondateur pour nous, à plusieurs titres.

Tout d’abord, comme évoqué plus haut, il a révélé des abus commis par des prêtres de la FSSPX.

Cependant, le plus important pour nous a eu lieu en amont de la publication. Au cours de sa réalisation, nous avons pu entrer en contact avec Christine Niles, la journaliste de Church Militant que nous remercions infiniment, des victimes au Gabon, des proches de victimes en Nouvelle-Zélande ainsi que d’autres personnes touchées de très près ou d’un peu plus loin par la pédophilie à la FSSPX. Nous nous sommes rendus compte que nous étions loin d’être seuls et c’est là que l’idée de réunir les victimes, pour leur donner la parole et un espoir, est née.

De plus, tous les éléments du documentaire sont scrupuleusement vérifiés. Christine Niles s’appuie sur des entretiens que nous avons eu avec des victimes et des documents internes de la FSSPX qui ont pu être récupérés par la justice française.

Nous vous encourageons vivement à regarder le reportage, les éléments à suivre sont des approfondissements.

 

La Mission FSSPX du Gabon, un paradis pour les prédateurs

Dans les années 1980, Monseigneur Lefebvre, le fondateur de la FSSPX, retourne au Gabon. Il avait été missionnaire dans cette ancienne colonie française. Il décide d’y faire fonder une mission, tâche qu’il confie au Père Patrick Groche. Nous sommes au début de l’internationalisation de la FSSPX, avant les sacres de 1988 : cette mission du Gabon peut devenir un modèle.

Photo Patrick Groche, auteur d'actes pédophiles à la FSSPX
Patrick Groche (La Porte Latine)

Patrick Groche, c’est notre superstar. Le personnage clé de notre histoire de pédophilie à la FSSPX. Il est tellement important que nous avons voulu le rencontrer. Ce sera le sujet d’un prochain article.

Ce missionnaire va devenir un homme très puissant au Gabon, dans la FSSPX et a fortiori au sein de la mission à Libreville. Pourtant, les abus commencent très vite. Par abus, nous entendons agressions sexuelles et viols qui se poursuivent jusqu’à son départ en 2008.

Quant au mode opératoire, on fait face à un cynisme et un vice dont un prêtre ne devrait pas être capable. Ainsi, le Père Groche aimait inviter sa victime à l’heure de la sieste pour lui montrer des bandes dessinées. A Noël, il profitait de l’euphorie générale pour s’isoler avec un servant de messe.

Patrick Groche n’invitait pas directement ses jeunes victimes, il utilisait un intermédiaire. Un jeune diacre répondant au nom de Karl Stehlin. Aujourd’hui, Stehlin est le numéro 1 de la FSSPX en Europe de l’Est.

« N’ayez pas peur, je ne vous ferai aucun mal » – Sermon de Karl Stehlin

Contrairement à la Vierge de Fatima, Karl Stehlin a fait du mal à des dizaines de jeunes en les livrant à Patrick Groche.

 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

Nous ne pouvons pas oublier l’autre « star » du reportage, le Père Damian Carlile. Ce prêtre australien était à peu près l’égal du Père Groche au niveau des abus. Il a fait des victimes au Gabon et en Nouvelle-Zélande, où il a pu rester en contact avec des jeunes. Pourtant sa hiérarchie était au courant de ses abus passés. Aujourd’hui, Damian Carlile continue d’exercer une influence sur ses anciennes victimes en les contactant régulièrement.

Il est assez surprenant de voir Messieurs Groche et Carlile être auteurs d’atrocités, n’ayons pas peur des mots, quand ils se font par ailleurs chantres de la pureté, comme dans cet épisode de l’émission Strip Tease de la fin des années 1990, où l’on suit leurs « aventures » au Gabon.

Ces prêtres sont mariés à l’Eglise par leur sacerdoce, mais seuls leurs abus sont réguliers !

Les paroles et les actes ont du mal à se joindre pour nos bons missionnaires.

Conclusion

Nous voici à la fin de ce premier article dédié au reportage de Church Militant. Encore une fois, un immense merci à Madame Christine Niles, à l’équipe de Church Militant, à toutes les personnes qui nous ont aidé d’une manière ou d’une autre, aux victimes qui nous ont accordé leur confiance.

Enfin, merci de nous avoir lus, n’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et remarques.

Ensemble, mettons fin à la aux actes de pédophilie à la FSSPX, que ce soit au Gabon, en Nouvelle-Zélande, en France ou ailleurs !

Tout comme Church Militant, nous avons cherché à joindre les prêtres mentionnés dans cet article. Ils ne nous ont pas répondu.

Bienvenue !

Bienvenue sur le site du Collectif des Victimes de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.

En attendant la publication de nos premiers contenus, n’hésitez par à nous suivre sur notre compte Twitter @VictimesFFSPX, ou via les liens au bas de la page.

Si vous êtes témoin, victime, un média souhaitant en savoir plus, vous trouverez un mail de contact ainsi qu’un formulaire sur notre site (une adresse mail vous sera nécessaire afin d’éviter les spams, mais nous garantissons votre anonymat).